Marge brute d'autofinancement

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Comptable au travail

La marge brute d’autofinancement (MBA) est l’un des ratios majeurs d’évaluation financière d’une entreprise.

La MBA peut être obtenue en ajoutant le résultat net de l’exercice (après impôt), les dotations aux amortissements et les dotations aux provisions (en totalité ou en partie).

La MBA représente la capacité d’autofinancement qu’une entreprise dégage au cours d’un exercice (avant une éventuelle distribution de dividendes).

À noter : depuis 1982, la marge brute d’autofinancement a été remplacée par la notion de capacité d’autofinancement dans le plan comptable, mais le terme MBA reste fréquemment utilisé.

Définition comptable de la marge brute d’autofinancement

La MBA est destinée à mettre en évidence l’autonomie financière d’une entreprise au cours d’un exercice comptable.

Elles est calculée à partir de la formule suivante :

MBA = résultat net + dotation aux amortissements + variation des provisions pour dépréciation d’actifs immobilisés

Rappels :

  • Le résultat net désigne la différence entre les produits et les charges d’une entreprise sur un exercice donné.
  • La dotation aux amortissements concerne la dépréciation des biens de production du fait de leur usure ou simplement de leur obsolescence technologique.
  • En fin d’exercice, une entreprise doit réaliser un test de dépréciation lorsqu’il existe un indice de perte de valeur de l’immobilisation. Si cette perte de valeur est effective, l’entreprise doit déprécier l’actif concerné en fonction de sa valeur actuelle. Comme les amortissements, les dépréciations expriment donc des corrections d’actifs négatives ; elles s’en distinguent toutefois, car la dépréciation constatée n’est ni certaine ni définitive.

Bon à savoir : la MBA peut aussi être calculée en faisant la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables sur une période donnée.

Quelle que soit la méthode de calcul, la MBA est très proche de la capacité d’autofinancement (CAF). Elle s’en distingue dans la mesure où, contrairement à la CAF, elle n’exclut pas l’impact des cessions sur le résultat.

En d’autres termes, la CAF représente l’ensemble des ressources dégagées par l’activité de l’entreprise au cours d’une période de référence, et restant à la disposition de l’entreprise lorsque tous les produits auront été encaissés et les charges décaissées.

Marge brute d’autofinancement : utilité

La MBA, dont la traduction anglaise est cash-flow, correspond au flux de trésorerie net, c’est-à-dire à la différence entre les recettes et les dépenses d’une société.

Comme le compte de résultat, la MBA se mesure sur une période de temps et non à une date donnée, comme le bilan.

Elle correspond au supplément de trésorerie dont une entreprise dispose pour couvrir ses besoins de financement et préparer son avenir.

En entrant dans le détail, l’excédent brut d’exploitation (EBE) constitue la base de calcul de la MBA. L’excédent brut d’exploitation est un indicateur financier quantifiant le cash-flow qu’une entreprise tire de son exploitation. Il lui permet de développer son outil de production et de rémunérer ses capitaux propres et les capitaux empruntés.

La MBA est prise en compte par les analystes financiers comme repère afin de déterminer la capacité d’une entreprise à :

  • investir sans faire appel à des ressources extérieures (apport des actionnaires ou endettement) ;
  • rembourser ses dettes ;
  • verser les dividendes aux actionnaires.

La MBA est aussi utilisée pour comparer la profitabilité des entreprises de secteurs différents.

Bon à savoir : les banques utilisent le ratio dettes/capacité d’autofinancement pour évaluer la capacité d’une entreprise à rembourser ses emprunts existants ou futurs.

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