La gestion actif-passif vise à équilibrer les grandes masses d’actif et de passif. Face aux évolutions du marché, tous les acteurs financiers mettent en place cette gestion. Celle-ci permet notamment d’appréhender et de limiter les différents risques du marché : risque de liquidité, de change, etc.
Caractéristiques de la gestion actif-passif
La gestion actif-passif se définit comme une analyse du bilan comptable visant à équilibrer les grandes masses de l’actif et du passif. Cet équilibre dépend de variables diverses ayant un impact sur le bilan et donc sur l’actif et le passif tels les taux d’intérêt, les indicateurs micro et macro économiques, etc.
L’équilibre recherché est à analyser au regard des risques et des incertitudes auxquels doivent faire face les acteurs des marchés financiers.
L’analyse des risques s’effectue en prenant en compte de nombreux critères, comme par exemple les comportements de la clientèle.
La gestion actif passif est présente au sein de toutes les institutions financières (banques, compagnies d’assurance, etc.) car elle permet d’estimer les risques et de piloter les marges d’intérêts à court, moyen et long terme.
Elle est entourée de certaines contraintes réglementaires visant à limiter les risques.
Exemple : les banques sont soumises à un cadre légal et réglementaire particulièrement strict, eu égard au niveau de risque élevé qu’une telle activité engendre, notamment depuis la crise de 2008.
La gestion actif passif a plus généralement pour but d’assurer la stabilité financière des entreprises à travers le suivi du revenu et le produit net bancaire (PNB).
Elle vise également à prévoir et anticiper les évolutions futures, respecter les règles internes et les règlements, aider à la prise de décisions stratégiques, etc.
Gestion actif-passif : principaux risques
Risque de liquidité
Le risque de liquidité se définit par l’incapacité d’investir ou de respecter ses engagements envers les tiers.
Exemple : pour une banque, les risques de liquidité correspondent soit à une perte d’opportunité, soit à l’incapacité d’honorer les sorties d’argent (retrait sur dépôts à vue, déblocage de nouveau prêt, remboursement d’emprunt). Dans une telle situation, les sorties d’argent ne sont plus suffisamment compensées par les rentrées d’argent (remboursement de prêt, émission de nouveaux emprunts) et les disponibilités (compte à vue, actifs liquides, fonds propres).
Risque de taux
Le risque de taux a trait à l’incertitude sur les résultats financiers engendrée par la prise aux variations de la courbe des taux des acteurs du marché financier. Le risque de taux a un impact sur les intérêts courus, c’est-à-dire sur la marge d’intérêt et sur la valeur de marché.
Risque de crédit
Le risque de crédit, également appelé risque de défaut, s’entend du risque qu’un client ou qu’une contrepartie devienne insolvable (dépôt de bilan, redressement judiciaire).
Ce type de risque est géré de manière unitaire, c’est-à-dire au cas par cas. Ainsi, chaque client ou chaque contrat de crédit génère à lui seul une probabilité de défaut de la contrepartie, qui est mesuré de manière unitaire.
Le risque de crédit peut avoir d’importantes conséquences sur le marché financier. La défaillance des débiteurs peut en effet engendrer un risque systémique, comme ce fut le cas lors de la crise des subprimes.
Risque de change
Le risque de change est lié aux activités en devise.
Ces activités ont un impact sur les positions au bilan (prêteuse ou emprunteuse nette contre la devise de référence) et sur le niveau de couverture retenue.