Price to book ratio

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Une personne fait des calculs

Le Price-to-Book (ratio cours/actif net) est l’un des actifs de valorisation des actions que les analystes jugent le plus utile pour repérer les sociétés sous-valorisées. Ce ratio financier permet de comparer la valeur comptable des actifs de l’entreprise avec son prix de marché boursier.

S’il permet d’évaluer correctement les entreprises possédant beaucoup d’actifs tangibles (usines, immobilier, etc.), ce ratio est moins pertinent lorsqu’il s’agit de sociétés dont les actifs intangibles (brevets, etc.) sont difficilement quantifiables. Faisons le point sur cet instrument comptable et financier.

Price to book ratio : calcul

Ce ratio s’obtient en divisant la capitalisation boursière d’une société par sa valeur nette comptable.

La valeur d’actif net représente la différence entre la valeur comptable des actifs et les dettes.

Le Cours sur Actif Net (ANC) se calcule ainsi : (Cours x nombre de titres) ÷ Actif Net.

Exemple : une société a 150 millions à l’actif et 50 millions de dettes. Sa valeur d’actif nette comptable est de 100 – 50 = 100 millions. Admettons maintenant que cette entreprise ait 10 millions d’actions en circulation et que chacun de ces titres vaille 3 € d’actif net. Si l’action cote 6 €, son ratio P/B est de 6/3 = 2.

Si le ratio capitalisation / ANC est inférieur à 1, les analystes financiers considèrent que la société est sous-évaluée. Cela revient à dire que sa valeur boursière est moindre que sa valeur comptable.

Remarque : dans le cadre d’une approche sectorielle, on calcule aussi le PBR moyen du « peer group » avant de valoriser une entreprise.

Un PBR proche de 1 désigne une valeur de rendement dont l’actif net est équivalent à sa capitalisation boursière.

Si le ratio est supérieur à 1, la société est réputée surévaluée. Le ratio indique alors combien de fois les investisseurs sont prêts à payer une action au-delà de sa valeur comptable au motif que l'actif net actuel ne représente qu'une faible part de l'actif net futur.

Utilité du Price to book ratio

Le PBR est passé au peigne fin par les investisseurs pratiquant une gestion « value ».

 Il existe en effet 3 approches permettant de sélectionner les actions à mettre en portefeuille :

  • La gestion dite « stock picking ». Intuitive, elle revient à piocher dans le marché des valeurs dotées d’un « potentiel » sans a priori sectoriel. Le gérant choisit les titres susceptibles de créer de la performance à partir de sa grille d’analyse et avec une grande liberté d'intervention.
  • La gestion « growth ». Elle consiste à acheter les titres de société correctement valorisés, voire surévalués, en partant du principe que leur croissance produira assez de bénéfices pour justifier un futur renchérissement des cours.
  • La gestion « value ».  Sélective, elle vise à repérer les valeurs décotées offrant un potentiel de rebond à moyen ou long terme. En mettant ces titres en portefeuille, le gérant fait le pari que leur valeur boursière finira par refléter un jour la valeur réelle de l'entreprise.

Le PBR est  logiquement l'un des critères favoris de la méthode « value », à l’affut de titres boudés par le marché et se traitant à prix cassés. Il permet aux gérants de vérifier si une entreprise fournit aux investisseurs de la croissance à un prix raisonnable.

Certains gérants considèrent qu'une amplitude importante entre le PBR et un indicateur de rentabilité comme le Return On Capital Employed (ROCE) indique souvent une bonne affaire.

Rappel : le ROCE évalue la rentabilité des capitaux investis (ou employés) par une entreprise après impôts.

Inversement, les valeurs de croissance surévaluées affichent généralement un ROCE assez faible et un PBR élevé.

Bon à savoir : les entreprises du secteur technologique présentent généralement des PBR considérables, car leur niveau de capital est relativement faible par rapport aux bénéfices attendus.

Pour en savoir plus sur les instruments d'analyse financière et comptable :

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